Fuir l’inconfort est humain. Chercher la sécurité, éviter ce qui fait peur, rester dans ce que l’on connaît… notre cerveau est programmé pour ça. Mais en business — et plus largement dans la vie cette stratégie a un coût énorme.
Les peurs que vous n’affrontez pas deviennent vos limites.
Cette phrase résume à elle seule une réalité que beaucoup d’entrepreneurs et de freelances vivent sans toujours mettre des mots dessus. Tant que vous évitez ce qui vous fait peur, vous restez enfermé dans un périmètre connu. Confortable en apparence, mais profondément limitant.
Dans cet article, issu d’un épisode Ask Me Anything, on aborde trois situations très concrètes : On y parle notamment de :
- ce moment où vous savez que vous devez évoluer, mais où vous n’osez pas passer le cap
- ce point de bascule où votre business tourne… mais vous épuise
- ces relations professionnelles qui se fragilisent quand la posture n’est plus alignée
La friction : un passage obligé pour évoluer
On a tendance à croire que quand tout est fluide, c’est que l’on est sur le bon chemin. En réalité, c’est souvent l’inverse.
L’alignement, l’épanouissement et la croissance ne naissent pas dans le confort. Ils apparaissent quand quelque chose résiste, quand une tension se crée, quand une décision devient inconfortable.
Un être humain est fait pour évoluer. Et pour qu’il y ait évolution, il faut forcément de la friction.
Quand vous évitez systématiquement cette friction, vous évitez aussi la croissance. Progressivement, cela crée une sensation diffuse mais persistante : celle de stagner, de tourner en rond, de ne plus avancer malgré tous les efforts fournis.
« J’ai envie de devenir OBM, mais je n’ose pas passer le cap »
Le cas de Leïla : coincée entre envie et peur
Leïla est assistante virtuelle depuis plus d’un an. Elle aime son univers, mais se sent de plus en plus frustrée par les tâches opérationnelles. Ce qu’elle veut vraiment :
- penser stratégie
- structurer
- piloter un business
Bref, évoluer vers un rôle d’OBM (Online Business Manager).
Son blocage ?
« J’ai peur de ne pas être assez compétente. Je n’ai jamais managé. Je n’ose pas me positionner. »
La peur n’est pas le problème
La peur est normale. Elle n’est ni un défaut, ni un signal d’arrêt.
La peur est une information, pas une décision.
La vraie question n’est pas :
- Comment je vais faire ?
Mais :
- Pourquoi j’ai envie de le faire ?
Quand le pourquoi est suffisamment fort, le comment finit toujours par apparaître.
Le vrai danger : rester dans une situation qui n’a plus de sens
Très souvent, les personnes restent bloquées non pas parce qu’elles ne veulent pas évoluer, mais parce que :
- la situation actuelle n’est pas encore assez douloureuse
- l’inconnu fait plus peur que l’inconfort connu
Résultat : on stagne.
Pourtant, Leïla a déjà fait le plus dur :
- elle s’est lancée à son compte
- elle a dépassé le syndrome de l’imposteur une première fois
Elle a déjà les ressources. Elle est simplement arrivée à un nouveau plateau.
Découvre notre formation offerte pour devenir OBM.
Pourquoi on regrette surtout ce qu’on n’a pas osé faire
Avec le recul, une vérité revient systématiquement :
On regrette beaucoup plus les choses qu’on n’a pas faites que celles qu’on a tentées et ratées.
Les erreurs, les détours, les échecs finissent toujours par :
- nous apprendre quelque chose
- nous faire rencontrer les bonnes personnes
- nous amener exactement là où l’on devait être
Alors que les renoncements, eux, laissent des regrets durables.
Fuir ses peurs, c’est construire une prison invisible autour de soi.
« Je fais 20k€/mois : est-ce vraiment le bon moment pour une OBM ? »
Le cas de Franck : entrepreneur à bout de souffle
Franck développe son business depuis 3 ans. Il génère environ 20 000 € par mois, travaille avec une assistante virtuelle… mais :
- il est partout
- il gère tout
- il n’a plus de recul
- il s’épuise mentalement
Sa question :
« Est-ce que ce n’est pas trop tôt ? Est-ce que ça ne va pas me mettre trop de pression financière ? »
Quand vous vous posez la question, c’est souvent déjà trop tard
En réalité, le bon moment n’est pas une question de chiffre d’affaires précis.
Les vrais indicateurs sont ailleurs :
- Est-ce que vous avez encore du plaisir ?
- Est-ce que vous avez du temps pour vous ?
- Est-ce que votre business peut continuer à croître sans vous épuiser ?
Si la réponse est non, le problème n’est pas l’argent, mais la structure.
Le plafond de verre des entrepreneurs solo
À ce stade, beaucoup d’entrepreneurs deviennent :
- le goulot d’étranglement de leur propre business
- coincés dans l’opérationnel
- incapables d’innover par manque d’espace mental
Sans structuration, l’entreprise ne tient que tant que le dirigeant tient.
Le rôle d’une OBM n’est pas d’ajouter une charge, mais de :
- libérer du temps
- structurer l’existant
- redonner un souffle stratégique
C’est un investissement pour récupérer du temps… et relancer la croissance.
Tu veux rejoindre OBM Squad ? Prends rendez-vous avec notre équipe.
« Mon client ne m’écoute plus : rester ou partir ? »
Une relation OBM – client en fin de cycle ?
Dernier cas : une OBM qui travaille avec un client depuis 2 ans. Ensemble, ils sont passés de 15k€ à 100k€/mois. Mais aujourd’hui :
- la performance baisse
- des décisions stratégiques posent problème
- le client refuse d’entendre les alertes
La question clé :
« Comment dire ce que je vois sans casser la relation ? Et comment savoir si je dois rester ou partir ? »
La posture avant tout
Quand on est bras droit, oser la conversation difficile fait partie du rôle.
Il y a une différence entre :
- lancer des perches
- et avoir une vraie discussion, claire, posée, assumée
Si une relation de travail de 2 ans ne permet pas la franchise, c’est déjà un signal.
Deux pistes à explorer
- Avoir la conversation carte sur table
- exposer les faits
- poser les vraies questions
- clarifier les intentions du client
- Être honnête avec soi-même
- Est-ce encore aligné ?
- Est-ce un simple conflit… ou la fin d’un cycle ?
Toutes les relations professionnelles évoluent. Certaines se transforment, d’autres se terminent et ce n’est pas un échec.
Conclusion : la croissance commence là où la peur apparaît
La leçon commune à toutes ces situations est simple, mais inconfortable :
La croissance a besoin de friction.
- Fuir vos peurs vous protège à court terme
- Les affronter vous libère à long terme
Que ce soit pour :
- évoluer dans votre carrière
- structurer votre business
- poser un cadre dans une relation professionnelle
La question n’est pas : Est-ce que j’ai peur ?
Mais : Qu’est-ce que je choisis de faire malgré cette peur ?


